It’s all about the choices you make

Depuis octobre, on peut dire que cela fait un an que je cherche du travail. Évidemment, tout dépend avec quelle perspective on regarde cette année passée.

Dans mes bons jours, je dresse un bilan assez positif: j’ai travaillé quelques mois en tant que chargée de communication dans une maison d’édition jeunesse, ce pourquoi j’ai étudié toutes ces années. J’ai passé des entretiens avec plus ou moins de réussite, j’ai enfin monté mon site de graphisme et j’effectue des missions de correction en freelance. Et j’ai comblé le temps en travaillant dans une grande surface. En bref, je ne suis pas restée inactive.
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Dans mes mauvais jours, c’est une toute autre histoire: j’entends sans cesse que je suis surdiplômée et qu’à cause de ça, on ne peut pas m’aider. On me dit que je suis trop spécialisée ou pas assez, que je suis trop vieille pour obtenir des aides et que je ferai mieux de faire des enfants. On me plaint, on me dit que ça va arriver, qu’il faut que je sois patiente. Il y a ces jours aussi où je regarde tout simplement passer la vie. “Tu sais à ton âge, ta mère t’attendait et avait déjà travaillé 5 ans”. Merci. Comme si je n’avais pas fait déjà le rapprochement moi-même. Ce besoin des gens de t’expliquer ta vie, je vous jure.
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Bref, en un an, il s’en est quand même passé des choses. J’ai espéré, je me suis résignée. J’ai été en colère, je me suis trompée. J’ai changé, je me suis perdue parfois. Il a fallu s’ajuster, prendre des décisions. On m’a recalé, j’ai refusé. J’ai perdu des gens de vue pour mieux me rapprocher d’autres. J’ai aussi fait des rencontres, qu’elles soient virtuelles ou réelles.
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Et mine de rien, j’ai avancé. Peut-être pas comme je l’avais imaginé, mais petit à petit, en prenant mon temps.
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Dernièrement, j’ai encore été mise à rude épreuve. Tout a commencé avec de la veine pure, trois entretiens qui tombent du ciel en une semaine! J’étais genre :
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Et puis, ça s’est compliqué. j’étais prise pour le premier job. (Wait, what’s wrong with that?)
Sauf qu’il s’agissait d’un CDD de 5 mois à l’autre bout de la France, sans possibilité de prolongement. Le poste était au top, très intéressant mais autant valorisable sur un CV qu’un autre stage. Vous allez me dire que toute expérience est bonne à prendre et c’est pas moi et mes cinq mois de travail sous-payés qui vous diront le contraire.
Sauf qu’à côté de cela, j’ai passé un entretien pour un poste dans ma région, qui se trouve être un CDI à fort potentiel d’évolution. Et je suis sélectionnée pour passer le deuxième entretien.
Tout va bien dans le meilleure des mondes en apparence…Sauf que voilà, le CDD voulait une réponse tout de suite alors que je passe mon deuxième entretien le 25 novembre.
Que faire?
Accepter le CDD quitte à partir après si le CDI est positif? Prendre le CDD et laisser filer le CDI? Refuser le CDD et jouer le tout pour le tout pour le CDI?
Bad timing baby, you have to choose.
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newgirl11
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Les décisions, vraiment, ça pue. Tu sais jamais vraiment si tu prends la bonne mais tu dois la prendre quand même. Ça te fait passer de mauvais moments mais ça ne recule jamais l’échéance.
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Alors voilà, j’ai décidé de refuser le CDD qu’on me proposait. J’en vois déjà s’offusquer d’ici et je leur dirais bien d’aller se faire voir si seulement je jugeais cela utile.
Comme dans toutes décisions difficiles à prendre, j’ai pesé le pour et le contre. Certes, il s’agissait d’un poste enrichissant et enthousiasmant, mais voilà, les frais engendré par un logement sur cinq mois à 500 km doublé d’un salaire minimum et du peu de reconnaissance professionnelle que j’en retirerai ont fait penché la balance. Certains me trouveront égoïste ou tout simplement stupide d’avoir refusé un poste que j’avais obtenu. Je leur dirais alors qu’ils n’ont pas vécu l’année que j’ai passé à chercher du travail et toutes les leçons que j’en ai tiré.
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Cette année aurait pu m’apprendre que le monde du travail est si complexe que je ferais bien de me jeter sur le premier emploi qu’on me propose.
Au contraire, il m’a appris que vouloir éperdument un travail ne veut pas dire renoncer à ses idéaux. Cette année, j’ai postulé à des postes auxquels je n’aurais jamais songé, et lorsque j’ai eu des entretiens pour ceux-là, j’ai ressenti une violente angoisse : celle d’être prise. C’est idiot peut-être, mais c’est en tentant et en chutant qu’on apprend. J’ai appris que céder au diktat du chômage, c’est peu à peu renoncer à ce que l’on est. Et dès lors, même si l’on trouve du travail, on ne peut être heureux.
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Et au dessus de tout, j’ai choisi d’être heureuse. Je n’y suis certes pas encore mais je me bats pour. Alors oui je prends un risque mais ce ne sera pas le dernier.
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Et puis, qui n’a jamais parié sur son propre bonheur?
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3 thoughts on “It’s all about the choices you make

  1. Je croise tout ce que je peux croiser pour que ton second entretien se passe bien !!!! Tu devais prendre une décision et tu en as pris une. Il n’y avait ni bon ni mauvais choix… et je pense honnêtement que j’aurais fait le même que toi, bravo ! ❤ plein de bisous

  2. J’ai plusieurs choses à dire :

    ” j’ai enfin monté mon site de graphisme ” supertopgenialonpeutlevoir ?

    Ensuite, je suis très heureuse que tu passes le second entretien et je croise les doigts pour toi !

    “Cette année, j’ai postulé à des postes auxquels je n’aurais jamais songé, et lorsque j’ai eu des entretiens pour ceux-là, j’ai ressenti une violente angoisse : celle d’être prise” Je me reconnais parfaitement dans cette phrase, ça me touche.

    Je suis contente de te lire 🙂

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