Comment se faire jeter d’un job que l’on ne voulait pas de toute façon

Quel joli titre à rallonge pour un épisode qui n’aura duré que trois jours.

Rappelez-vous, jeudi dernier j’avais été appelée pour un entretien sur la région parisienne pour un poste de maquettiste.
Dans ma tête c’était pire qu’une bataille au gouffre de Helm! Ça m’a rappelé que dans la vie, il fallait faire des choix et que de ceux-ci dépendrait ma vie entière (l’autre elle s’est crue dans HP à faire des choix de vie ou de mort ultraméga important).
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Finalement, je me suis rendue au rendez-vous lundi, relativement sereine et prête à en découdre. J’avais tout bien préparé mes questions et ma négociation de salaire (grown-up girl). Et finalement, l’entretien a duré au moins….6 minutes. Ui ui, 6 minutes, le temps de me dire qu’en fait, c’était pas un poste de maquettiste mais juste d’intégrateur et vérificateur de corrections Word et que la création je pouvais aller la chercher ailleurs. Hum Hum. Et puis qu’en fait, c’était un 39h payé au SMIC en région parisienne. Humpf. “Bien sûr, vous avez droit à 50% du titre de transport”. Il manquerait plus qu’il m’oblige à venir à pieds aussi.
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hahahahaha no
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Bon, vous allez me dire, on ne crache pas sur un CDI ces temps-ci. Je suis d’accord mais dans une certaine mesure. D’une, je ne me vois pas faire un boulot qui ne m’intéresse absolument pas si je n’ai pas au moins l’espoir de mettre un peu de sous de côté. De deux, je ne vais pas accepter un travail d’où il est probable que je parte au bout d’un temps et qui ne me fera valoriser aucune expérience. Parce que passer deux ans à faire du Word, pas franchement certaine que ça m’aide à trouver du travail ailleurs. Et puis, je ne veux pas paraître prétentieuse, mais je n’ai pas fait un Bac+6 pour vérifier des marges toute la journée!
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Alors d’accord, il est tellement difficile de trouver du travail en ce moment qu’on finirait par se faire lyncher sur la place publique si on nous proposait un CDI et que l’on refusait. Bon j’exagère mais je vous assure que les regards d’incompréhension sont très faciles à déchiffrer. (Oui toi derrière ton écran, je te vois aussi). C’est là que je veux faire valoir mon droit à l’exigence. Oui les temps sont durs, mais doit-on pour autant se forcer à faire un travail qui ne nous plaît pas? J’ai fait une licence, puis une deuxième licence et enfin un master pro. J’ai une formation qui m’aurait permis il y a quelques temps d’entrer en poste en tant que cadre et de bien gagner ma vie. Je sais que les choses changent et que les étudiants sont de plus en plus pour un marché du travail qui se rétrécit à vue d’oeil. Mais ce n’est pas pour autant que je vais accepter un travail qui ne me rendra pas heureuse. Je ne dis pas que l’argent m’importe peu parce qu’une bonne situation peut influer sur la vie quotidienne et sa perception. Seulement si un travail intéressant avec un salaire modeste se présente, je pense que je postulerais quand même.
Bon vous allez me dire encore que je fais ma révoltée pour rien parce que, comme vous l’avez compris avec ce titre, je n’ai pas été prise à ce poste que je ne voulais pas. On m’a préféré une personne plus compétente (HumHum). Alors que j’avais pris ma décision de refuser si j’étais prise, le destin en a décidé autrement. Non, je ne crois pas au destin, c’est juste que parfois le hasard fait bien les choses.
Alors, je suis libérée de ce poids, contente d’avoir su prendre une décision bénéfique pour le reste du chemin et repartie pour une nouvelle fournée de lettres de motivation.
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Pour le coup, je ne sais pas si je suis bien motivée là…
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[Series]Parker Lewis Cant Lose 1x12 Science Fair_02
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4 thoughts on “Comment se faire jeter d’un job que l’on ne voulait pas de toute façon

  1. Eh bien, comme tu dis, le hasard fait bien les choses!
    Et puis, un peu d’exigence ne peut pas faire de mal: on est des jeunes diplômées mais on doit pas pour autant chercher un poste au prix de l’ennui et la désolation.

  2. Je pense que c’est important de ne pas accepter un travail dont on n’a pas envie, aller au travail avec les pieds raclant le sol me paraît le début d’une belle dépression.

    Ce qui est triste c’est que rien que d’avoir un entretien dans une maison d’édition c’est presque un miracle en cette période… Il paraît qu’il faut toujours aller au entretien, c’est un bon entraînement (bon de préférence quand tu n’as pas 100 euros de train à payer)

    Le top du top ce serait d’avoir le choix de l’entreprise, tu imagines plusieurs qui disent oui !

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